Chung Kwang-Hwa

Vernissage vendredi 22 février à 18h30
23 février > 30 mars 2013

Tiens ! J’ai retrouvé ma voiture
installation et photographie

L’idée de perte constante de la mémoire des événements, de modification inconsciente de la véracité du souvenir hante les œuvres de Chung Kwang-Hwa.

Dans ses installations errent des moulages de petites voitures ; des voitures anciennes qui nous ramènent à des temps oubliés et à une poésie enfantine. Elles sont comme des souvenirs ; parfois en parfait état, le plus souvent légèrement altérées par le temps, à demies enfouies dans le plâtre, plus tout à fait ce qu’elles étaient autrefois, voir quasi effacées…

Ce sont souvent des modèles de mêmes voitures, mais leur taille et leur aspect varient, comme un même objet change de caractère, comme un même événement prend plus ou moins d’importance selon le temps qui passe, la valeur affective qu’on y attache. Les évolutions des « caissons de mémoire » de l’artiste se font à l’abri des brumes qui les enveloppent ; jamais on ne peut voir l’entièreté du paysage – comme jamais on ne peut se souvenir de tout à la fois.

L’inaccessibilité aux souvenirs les plus profondément enfouis en nous est illustrée dans les installations de l’artiste par les imposantes structures noires qui contiennent le paysage, n’en laissant voir qu’une partie. Devant une autre de ses œuvres, le spectateur est dans l’impossibilité de faire le tour de l’installation – trop immense - coincée entre trois murs. Et on ne peut pas percevoir le fond, lointain, voilé…


« Chung Kwang-Hwa utilise les médias contemporains et lisses. Il interroge une civilisation perdue, la nôtre.

Il nous emmène dans un monde encore fumant et recouvert d’une épaisse poussière blanche. C’est après la catastrophe. Là comme des épaves échouées, de petites voitures blanches gisent, à moitié ensevelies. Ces voitures indifférenciées sont la dernière trace de l’homme et de son désir de dominer le monde.

Cet artiste interroge des moments différents de la modernité, il rend compte de sa perception d’une modernité atroce d’où l’humain a disparu, enseveli sous les couches épaisses d’un monde transparent. »
Evi Gougenheim


Parcours
Après avoir été diplômé de l’Université d’art Chugye, option gravure en 2001, Chung Kwang-Hwa (né à Séoul en Corée du Sud en 1974) s’est installé à Paris pour suivre une licence d’Arts Plastiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qu’il a obtenu en 2007. En 2009, il fut le lauréat du concours Paris Jisung pour les jeunes artistes, dont le prix était une exposition et un catalogue. Il a participé depuis 2005 à de nombreuses expositions collectives en Europe et en Corée du Sud, ainsi qu’à la foire Art Karlsruhe et Cologne en 2012.

En partenariat avec la Galerie Evi Gougenheim/Artplace



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